Greenpeace accuse par communiqué la marque Nestlé d’être acteur de la déforestation en Indonésie. Celle-ci lui répond donc par voie officielle qu’elle ne travaille plus avec le fournisseur mis en cause. Mais cela ne suffit pas à l’organisation non gouvernementale….elle se met en campagne contre la marque Kit Kat en postant des vidéos parodiant une de leur campagne pub TV « Have a break, Have a Kit Kat », en détournant le logo de la marque etc…Nestlé réagit très vite en faisant enlever la vidéo pour violation de copyright. Et là, c’est l’erreur qui va permettre à Greenpeace de durcir son action.
Début de l’enfer pour Nestlé !!!
L’association l’accuse de censure, et reposte la vidéo sur viméo, de plus les sympathisants de Greenpeace laissent des
messages négatifs sur le mur Facebook de la marque…..la situation s’envenime et plusieurs personnes utilisent la parodie du logo comme avatar. Nestlé perd patience et parle sur un
ton SEC à ses interlocuteurs en demandant de ne plus utiliser ce logo détourné. Ce qui rajoute de l’huile sur le feu ! Après plusieurs échanges de la sorte, Nestlé fait son mea-culpa et présente des excuses pour le ton employé et assume néanmoins la situation puisque les publications ne sont pas retirées.
Cet exemple illustre très bien le
retour de la médaille de la « nouvelle relation client ». Aujourd’hui ce ne sont plus les marques qui commandent, ce sont les clients qui ont les pleins pouvoirs. Les marques ne voulant pas louper le virage du web 2.0 et des réseaux sociaux, certaines ne se sont-elles pas lancées à corps perdu dans la création de pages Facebook, Twitter, Création de Blogs ?
Ont-elles réellement une stratégie en termes de management derrière ?
On peut se demander si la marque Nestlé possède un Community manager en interne ? En externe ? Est-ce lui qui a géré cette situation ? Ou est-ce que celle-ci a été prise en charge par les services communication ou marketing « traditionnels » qui ont sur le coup perdu leur sang-froid ?
La nouvelle relation client permet aux entreprises d’être présentes partout, au plus près de leurs consommateurs, clients…mais c’est également une
arme redoutable contre celles-ci, car aujourd’hui quiconque peut faire un compte rendu d’expérience malheureuse avec la marque, entrainant des réactions en cascade…voir des insultes ! Les commentaires des clients mais aussi de groupes de personnes, d’associations…comme Greenpeace peuvent détruire la réputation d’une marque. En l’occurrence cette dernière est connue pour ses prises de position et ses méthodes de communication fortes. L’information circulant très vite, des appréciations négatives peuvent vite prendre de l’ampleur. Il est donc
nécessaire d’avoir une personne compétente dédiée à cette nouvelle forme de relation client.
A l’inverse, les
Bad Buzz peuvent être
volontaires. Certains les utilisent comme moyen de se faire connaître ou de faire connaître leur marque… Mais est-ce vraiment efficace ? Le public retient-il vraiment le bon message ? On peut prendre l’exemple d’une société de soutien scolaire
qui a créé un « faux » site de fausses excuses « Xkiouze.com » pour tous les « écoliers » de France
(voir l’article en suivant le lien), le but étant uniquement de
faire du buzz, de
faire parler d’elle…
Que pensez-vous de l’effet Bad Buzz ? Peut-être avez-vous d’autres exemples afin de compléter notre réflexion sur le sujet ? J’attends vos commentaires, points de vue…à vos souris !!!
Source:http://explorateursduweb.com/blog/flux?Les+enseignements+du+cas+Nestl%26eacute%3B+%26ndash%3B+Greenpeace
Source : http://vie-etudiante.marketing-etudiant.fr/badbuzz-utile-ou-pas